En attendant les robots (rencontre-débat)

L’APSE est partenaire d’ArTLib, un collectif interdisciplinaire et international qui vise à discuter et diffuser des idées et des pratiques liées aux transformations profondes du travail et à leurs effets dans la sphère des libertés et des utopies personnelles et collectives.

A l’occasion du cycle de conférences Travail, libertés, utopies aujourd’hui, ArTLib reçoit Antonio Casilli professeur de sociologie à Télécom Paris, auteur de Les liaisons numériques. Vers une nouvelle sociabilité (2010), En attendant les robots. Enquête sur le travail du clic (2019).

Et si, comme l’énigmatique Godot dans la pièce de Samuel Beckett, les robots n’arrivaient jamais ?

Que se passerait-il si notre attente quasi- messianique de l’automatisation complète s’avérait une promesse constamment renouvelée, mais jamais tenue ?

C’est dans le domaine du travail que cette prophétie pèse davantage.

Depuis la première apparition, au XVII siècle, de la notion d’ “usine sans ouvriers” jusqu’aux grandes plateformes numériques, c’est moins un “grand remplacement technologique” qui a lieu qu’un grand encasernement du travail au sein de structures matérielles et idéologiques qui poussent à des formes de subordination et de flexibilisation de plus en plus extrêmes.

Cette situation n’est pourtant pas exempte de contradictions, de tensions et d’alternatives.

Pour accéder à la salle de conférence virtuelle : 

https://us02web.zoom.us/j/81955403584?pwd=a2lKU0swWThKd05lVDFIbnNudkNaZz09

ID de réunion : 819 5540 3584

Code secret : 572520

Coordonné par Enrico Donaggio (Professeur à l’Université de Turin, Senior Fellow de l’IMéRA), ArTLib collabore avec l’ APSE, le LEST, le CGGG, le CEREQ, le Centre Norbert Elias, l’IPDT de Paris, le CRTD-CNAM, Acante, le LaSSA, Inter-Made, ainsi qu’avec des experts et des artistes indépendants liés au monde du travail

Affiche vive le travail Arte

Vive le travail ! (avant-première)

L’APSE vous propose de participer mardi 20 avril 2021 à 18H à l’avant-première du film en deux parties « Vive le travail » (Marianne Lère) qui sera diffusé prochainement sur Arte.

Commentée par les sociologues Sarah Abdelnour, Jutta Allmendinger, Anke Hassel, Delphine Serre et Jamie Woodcook, l’économiste Thomas Coutrot et le philosophe Alexis Cukier, cette série d’attachants portraits illustre les multiples manières dont les conditions du travail se sont continûment dégradées au détriment des plus fragiles qui se protègent et/ou résistent, avant d’esquisser des pistes prometteuses pour un hypothétique «monde d’après», où le soin des autres et de la nature pourraient supplanter la rentabilité dans l’organisation du marché du travail. Bon sens ou utopie ?

La bande-annonce est disponible sur le site Arte.tv, en cliquant ici.

Comment participer à cette avant-première ?

Tout d’abord, visionnez les 4 premiers portraits de travailleurs de ce film sur la plateforme Vimeo via ce lien, avec le mot de passe PREMIERE (en majuscules). (durée, environ 40 minutes)

Puis connectez-vous mardi 20 avril à 18h via le logiciel Zoom :

https://us02web.zoom.us/j/81062101971?pwd=NDJNbmgyeGdyRVhhQ1pkZzk1cENkdz09

ID de réunion : 810 6210 1971
Code secret : 590919

Vous rejoindrez alors le débat avec les sociologues Sarah Abdelnour et Delphine Serre, l’économiste Thomas Coutrot et le philosophe Alexis Cukier.

Le travail en misarchie. Une utopie pragmatique

L’APSE est partenaire d’ArTLib, un collectif interdisciplinaire et international qui vise à discuter et diffuser des idées et des pratiques liées aux transformations profondes du travail et à leurs effets dans la sphère des libertés et des utopies personnelles et collectives.

A l’occasion du cycle de conférences Travail, libertés, utopies aujourd’hui, ArTLib reçoit le 8 avril 2021 à 17h30 Emmanuel Dockes, professeur de droit à l’Université Paris Nanterre, auteur de Voyage en misarchie. Essai pour tout reconstruire (2017), Droit du travail (2017).

Travail en misarchie (affiche)

La misarchie est un gros bricolage, imparfait, pragmatique, qui dessine une sorte d’hyper-démocratie écologique, dans laquelle on s’est débarrassé de l’Etat, du capitalisme et du productivisme, tout en essayant de conserver les fonctions bien utiles que ces monstres procurent.

Il s’agit de penser la disparition de l’Etat, sans supprimer l’impôt, les services publics, ni même la police, ou de supprimer le capitalisme sans supprimer la liberté d’entreprendre, la monnaie, ni même la propriété, ou encore de supprimer le productivisme tout en conservant la marché et même un petit consumérisme pas désagréable.

Quels sont la place et le destin du travail dans cette utopie?

En raison du contexte sanitaire, cette conférence aura lieu en ligne, via la plateforme ZOOM.

Pour accéder à la salle de conférence virtuelle :  https://us02web.zoom.us/j/84520319858?pwd=aEU4NWV5RFhhWVYvaU9uUE8rVXhLQT09

ID de réunion : 845 2031 9858

Code secret : 678080

Coordonné par Enrico Donaggio (Professeur à l’Université de Turin, Senior Fellow de l’IMéRA), ArTLib collabore avec l’ APSE, le LEST, le CGGG, le CEREQ, le Centre Norbert Elias, l’IPDT de Paris, le CRTD-CNAM, Acante, le LaSSA, Inter-Made, ainsi qu’avec des experts et des artistes indépendants liés au monde du travail.

Qu’est-ce qu’un travail libre ?

L’APSE est partenaire d’ArTLib, un collectif interdisciplinaire et international qui vise à discuter et diffuser des idées et des pratiques liées aux transformations profondes du travail et à leurs effets dans la sphère des libertés et des utopies personnelles et collectives.

A l’occasion du cycle de conférences Travail, libertés, utopies aujourd’hui, ArTLib reçoit Isabelle Berrebi-Hoffmann, sociologue au CNRS (Lise-Cnam), auteure de Politiques de l’intime. Des utopies sociales du XIXème siècle aux mondes du travail d’aujourd’hui (2009, 2016) et co-auteure de Makers. Enquêtes sur les laboratoires du changement social (2018).

Depuis les années 1970, on tente de réinventer l’organisation du travail, d’éradiquer la subordination, les règles, les hiérarchies et la routine.

Mais une lecture attentive de l’histoire de ces expérimentations – en vue d’un travail défini comme créatif et libre – montre que la liberté rêvée et le prix à payer se redéfinissent au cours du temps.

Dans cette conférence, Isabelle Berrebi-Hoffmann parcourra cette histoire d’imaginaires d’émancipation et de pratiques productives.

Elle s’appuiera sur des exemples empruntés à ses travaux sociologiques des vingt dernières années dans les mondes du numérique et à une enquête récente dans l’écosystème et les mondes de l’intelligence artificielle de la région du grand Boston et de la Silicon Valley.

En raison du contexte sanitaire, cette conférence aura lieu en ligne, via la plateforme ZOOM.

Pour accéder à la salle de conférence virtuelle : 

https://us02web.zoom.us/j/87837297135?pwd=K05aUjFpbTZ4UHBQUENWMklUOVNaUT09

ID de réunion : 878 3729 7135

Code secret : 393123

Coordonné par Enrico Donaggio (Professeur à l’Université de Turin, Senior Fellow de l’IMéRA), ArTLib collabore avec l’ APSE, le LEST, le CGGG, le CEREQ, le Centre Norbert Elias, l’IPDT de Paris, le CRTD-CNAM, Acante, le LaSSA, APSE, Inter-Made, ainsi qu’avec des experts et des artistes indépendants liés au monde du travail.

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Apéro socio virtuel

Apéro socio… virtuel

Depuis maintenant quelques années, l’APSE organise deux fois par an à Paris un « apéro socio » qui est l’occasion de rencontres informelles entre adhérents et sympathisants de l’APSE, dans un cadre décontracté, pour faire davantage connaissance et évoquer des questionnements en lien avec l’entreprise, le travail, les sciences sociales ou plus largement les contextes sociétaux contemporains.

Le contexte sanitaire actuel ne nous permettant pas ces rencontres en présentiel, nous vous proposons néanmoins de nous retrouver pour expérimenter un « apéro socio virtuel » le 8 décembre 2020 entre 18h et 20h.

Apéro socio virtuel

En fonction du nombre de participants, nous organiserons différents groupes pour échanger de manière conviviale et informelle, à travers un outil de visio-conférence adapté à ce type d’échanges. 

Ce sera l’occasion de faire connaissance différemment, de créer du réseau dans l’association, notamment pour celles et ceux d’entre nous qui n’ont pas toujours l’opportunité de participer aux évènements à Paris ou dans les différentes antennes locales de l’APSE.

Pour amorcer les échanges, nous vous proposons de partager une suggestion de lecture, un film, un documentaire, une vidéo, une musique, une œuvre d’art qui vous inspire aujourd’hui une réflexion, un questionnement, un éclairage sur le monde de l’entreprise et du travail dans le contexte sanitaire actuel, sur l’intervention dans ce contexte ou plus globalement sur les dynamiques sociétales.

Ce moment d’échange à distance est ouvert à toutes et tous, venez échanger avec nous et faisons davantage connaissance !

Pour des raisons logistiques de dimensionnement des groupes et de l’outil de visio-conférence, l’inscription (gratuite) est indispensable pour indiquer votre participation à cet évènement.

Télétravail

Ce que la crise sanitaire fait au (télé)travail

Le confinement imposé par l’épidémie covid19 a mis particulièrement sur le devant de la scène sociale la question du « télétravail » sous une de ses formes, celle du télétravail à domicile. Si le sujet n’est pas nouveau, beaucoup cependant découvrent sa pratique (ou la redécouvrent) à cette occasion. Qu’il ait été dans certaines entreprises mis en œuvre, au moins partiellement, avant l’épidémie, ou au contraire « bricolé » en situation d’urgence dans (beaucoup) d’autres, il fait aujourd’hui partie centrale de l’expérience de la crise sanitaire pour un grand nombre de personnes, en France et dans le monde.

Télétravail

En France, « Le télétravail désigne toute forme d’organisation du travail, dans laquelle un travail, qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur est effectué par un salarié [droit privé, fonctionnaires et magistrats] hors de ces locaux de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication dans le cadre d’un contrat de travail ou d’un avenant à celui-ci. » (code du travail, art. L.1222-9). Le télétravail peut être réalisé soit au domicile, soit en déplacement, ou dans des lieux tiers (télétravail « nomade »). Il est dit « alterné » quand il combine régulièrement télétravail et travail sur le lieu professionnel habituel et il ne s’applique pas aux travailleurs indépendants.

Le télétravail, dans sa forme classique, est souvent encadré par des accords d’entreprise. Il repose sur les principes de volontariat, de réversibilité et d’alternance entre domicile et site d’entreprise Il apparait comme un choix d’organisation individuelle devant s’intégrer dans un collectif situé sur un même lieu de travail. En deçà d’une journée hebdomadaire il est généralement informel.

Les retours d’expériences sur ce sujet montrent le plus souvent les impacts de ce mode de travail au plan individuel : avantages et inconvénients, conséquences sur la productivité, qualité de vie au travail, équilibre vie privée/vie professionnelle…

Or, le télétravail qui a été mis en œuvre (voire le plus souvent « bricolé ») en urgence dans le cadre de la gestion de crise et des plans de continuité d’activité du fait de l’épidémie covid19 semble bien différent de cette forme classique. Il est le plus souvent imposé (sauf pour les personnes en autorisation d’absence pour garde d’enfants notamment), subi (pas d’acte de candidature volontaire), parfois intégral (sans possibilité de retour sur site) et collectif (toute l’activité d’un même service, métier… est réalisée à domicile), répondant non pas à un souhait individuel, parfois même pas à un souhait de l’entreprise elle-même, mais à une contrainte extérieure (l’épidémie du Covid-19).

Dans certaines entreprises, il concerne désormais plus de 90% des salariés, dans une période de forte incertitude. La pratique « régulière » du télétravail, en particulier du télétravail au domicile, semble donc avoir « explosé » quantitativement depuis le confinement de la population. Le nombre de salariés pratiquant le télétravail serait passé, en France, de l’ordre de 8 à 18% des salariés (selon les sources) avant la crise sanitaire à plus de 27%, mais aussi du passage d’une pratique « individuelle et occasionnelle » d’un jour ou deux par semaine à une pratique « collective » à temps plein.

S’il est trop tôt pour analyser les effets actuels et à venir de cette période « inédite » de crise sanitaire sur le travail et sa dimension « à distance », la sociologie de l’entreprise peut néanmoins être mise à profit pour interroger et éclairer « sur le vif » une pratique très particulière du télétravail, fruit d’une adaptation rapide et massive à une contingence d’environnement « totale » et soudaine, à défaut de pouvoir être pensée, négociée, choisie et… appropriée.

L’APSE a donc décidé d’ouvrir un projet collectif d’observation, de prise de recul, de partage d’expérience, d’analyse et de capitalisation de ce que la crise sanitaire que nous traversons fait au (télé)travail :

  • Comment les apports théoriques et les grilles de lecture de la sociologie de l’entreprise interrogent-elles ce que la crise sanitaire covid19 fait au travail, lorsqu’il est réalisé à distance et en particulier à domicile ?
  • Cette forme particulière de travail peut-elle d’ailleurs être appelée télétravail ?
  • Les habitués du télétravail s’y retrouvent-ils ? Et les autres ?
  • En quoi son caractère « massif » change-t-il la donne ?
  • Quel est l’impact de cette forme de télétravail sur le travail individuel, les collectifs et le management ?
  • Des inventions dans les pratiques peuvent-elles être observées ?
  • Inversement, y a-t-il des « exclus » de ce télétravail ?
  • Comment cette période de crise met-elle encore davantage en exergue les asymétries et les inégalités à l’intérieur même des entreprises ?
  • Et plus généralement, que nous dit ce passage accéléré au télétravail sur les organisations contemporaines en prise avec les crises et l’incertitude radicale ?

Pour inaugurer le lancement de ce projet collectif, nous vous invitons à participer à un café socio « virtuel ».

Les cafés socio organisés par l’APSE sont des moments d’échanges entre adhérents et sympathisants de l’association, autour d’une thématique portée par des adhérents.

Après votre inscription, vous recevrez quelques jours auparavant des informations techniques pour vous connecter à notre café virtuel, où des échanges se feront à la fois en grand groupe et en plus petits groupes.

A travers une animation spécifique, le principe est de permettre à chacun d’apporter sa contribution au questionnement, à travers ses lectures, son expérience, son vécu ou ses terrains d’intervention. Dans la bonne humeur et le respect des points de vue de chacun.

Les animateurs de ce café socio feront parvenir aux inscrits en amont un dossier avec des références bibliographiques diverses, présentant des points de vue contrastés sur le sujet, tant à partir de sources « grand public » que de premières publications scientifiques. Cela permettra à chacune et chacun de venir avec un bagage commun pour fluidifier les échanges.

En séance,

  • nous vous proposerons de dégager quelques fils à partir de la sociologie de l’entreprise pour ouvrir ensemble, en petits groupes, un questionnement structuré sur les dimensions du (télé)travail mises en tension et en lumière par la crise sanitaire covid19, à partir des regards et expériences respectifs des participants;
  • ce questionnement collectif sera ensuite mis à profit dans la démarche de l’APSE d’observation et d’analyse depuis le terrain afin de dégager des points d’attention, des perspectives de projection, des risques et des opportunités, tant pour les entreprises  que pour celles et ceux qui y travaillent ou les accompagnent.
  • si la dynamique nous y incite, nous organiserons dans les prochains mois d’autres évènements pour partager les observations à ce sujet

Les cafés socio de l’APSE sont gratuits, ouverts à toutes et tous, que vous soyez ou non formé(e) à la sociologie : sociologues, professionnels en entreprise/association/administration, managers, RH, dirigeants, représentants du personnel, consultants, étudiants… membres ou non de l’APSE – votre avis nous intéresse pour ouvrir un maximum nos réflexions ! Plus les profils seront variés, plus nos échanges seront riches. N’hésitez donc pas à faire circuler largement cette invitation.

Afin de nous permettre de préparer au mieux techniquement cette séance, il est important de vous inscrire au préalable, nous vous contacterons par mail quelques jours avant l’évènement pour vous indiquer les informations pratiques pour rejoindre cette séance, à partir de votre ordinateur, de votre tablette ou de votre smartphone.

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